Résumé en français du livre Herr Pep (MARTÍ PERARNAU) (1/3)

Pendant un an, l’auteur Marti Perarnau, ancien sportif de haut-niveau en athlétisme, journaliste sportif catalan respecté et ami intime de Josep Guardiola nous fait vivre la première saison de ce dernier au sein du plus grand club allemand. Edité en allemand et en espagnol, je vous propose un large résumé en français… Bonne lecture !


« S’il fallait que je définisse Guardiola, je dirais que c’est un homme qui doute de tout. » Et pour cause, l’homme est sans cesse à la recherche de la perfection dans ses moindres détails. Ce n’est pour rien qu’il se passionne pour les jeux d’échecs et s’identifie à Gaspar Kasparov, champion dans le domaine avec qui il a longuement discuté durant son année sabbatique à New York. Pep Guardiola a un mal fou à se déconnecter du football ; son bras droit Manel Estiarte va jusqu’à parler de la « loi des 32 minutes ». Avec Guardiola, la distraction dure maximum une demi-heure avant qu’il ne repense au football, réfléchit  sur différents aspects tactiques, etc…

Conférence de presse d’arrivée au Bayern (juin 2013), Guardiola souriant, rajeunit, dans un très bon niveau d’allemand. Le Bayern, à travers le recrutement de l’entraineur catalan, cherche à imprimer une véritable identité de jeu et non seulement la recherche de trophées. Ne plus être associé qu’à la victoire, au courage et à la puissance…

Très convoité durant son année sabbatique, Pep avait déjà fait part à son bras droit son intérêt pour le Bayern lors de l’Audi Cup disputé à l’été 2011.  Ce fut cependant également le cas pour Manchester Utd lors d’un match à Old Trafford. L’accord avec le Bayern est entériné en Décembre à New York puis annoncé en janvier, dans le dos de l’entraineur du Bayern…

14 mai 2013.  Pep envoie un mail à ses adjoints, fixant le plan d’action à mener pour la présaison. Pas de tournées « exotiques », juste un stage en Italie une soixantaine d’entrainements et 13 matchs avant la première journée de Bundesliga. Buenaventura, le préparateur physique, met donc en place des entrainements spécifiques qui ont pour particularité de toujours s’effectuer avec le ballon et dont les thèmes sont les préceptes du jeu que veut inculquer Guardiola (pressing à la perte du ballon, circulation de balle, etc.).  Curiosité de Rummenigge pour le premier entrainement qui s’effectue à l’Allianz Arena compte tenu  de l’engouement suscité chez les supporters (7000). « Une seule exigence, hay que correr » (il faut courir) .

Premier match amical, quelques enseignements à tirer. Importance de Kroos dans le rythme d’équipe, Guardiola veux faire de Højbjerg son Busquets du Barça et souhaite faire de Ribéry son faux-9. Ce poste n’a pas été inventé par Pep (première fois au River Plate dans les années 30-40), mais Pep l’a remis en place et surtout l’a fait avec Messi.

Anecdote du Real Madrid-Barcelone, match du titre qui scellera le premier championnat de l’ère Guardiola. Comme avant chaque match, Pep analyse les faiblesses de l’adversaire et en ce qui concerne le Real, ce fut l’espace qui se créait entre les milieux qui allaient presser et la charnière centrale qui se situait assez bas, laissant un no man’s land devant eux. Pep eut l’idée d’y installer Messi et de décaler Eto’o sur le flanc droit. A 22h30, il prit le téléphone et appela Messi pour lui demander de venir.

“Leo, soy Pep, tengo algo importante, muy importante. Ven. Ahora. Ya “. Léo a commencé le match sur son côté droit habituel, en guise de leurre. Il passa dans l’axe à la dixième minute du match. La suite, on la connait….

Le deuxième match amical va faire réaliser à Pep l’incroyable joueur qu’est Philipp Lahm. Lui qui aime les joueurs polyvalents de sorte à posséder un effectif restreint (20 joueur tout au plus), il a été conquis par la performance de Lahm au milieu de terrain (intelligence de jeu, protection de balle…). Autre fait marquant, Pep fut stupéfait de l’alimentation des joueurs avant les matchs (pâtisseries en tout genre) selon une coutume même du club. Il demandera à Matthias Sammer à la suite de ce deuxième match l’enrôlement  d’un diététicien.

Lors du stage en Italie, l’auteur du livre put enfin discuter avec Guardiola. Ce dernier lui a signifié qu’il validait l’idée du livre et qu’il lui laissait « quartier libre » à condition que rien ne soit dévoilé durant la saison en cours. Le premier entrainement concerne le pressing offensif avec la règle « des 4 secondes » et s’effectue dans une intensité élevée. Lors de stage, Mario Gomez sera vendu à la Fiorentina tandis que sera signé Thiago Alcantara, tout fou de rejoindre son ancien coach.

Alors que bon nombre de personnes le voyait sur le départ avec l’arrivée du coach catalan à la tête du Bayern, Arjen Robben a intégré le groupe (plus tard dans la présaison) avec une attitude remarquable (« avec l’esprit ouvert à de nouvelles idées »). Pep et son staff sont conscients de la difficulté d’enseigner une nouvelle « idioma de juego » mais les joueurs sont globalement enthousiastes sur les méthodes d’entrainement (en particulier Toni Kroos).

Lorsqu’il était à New York, Guardiola a imaginé pour son Bayern cette composition : Neuer – Lahm, Dante, Martinez, Alaba – Schweini, Gotze, Kroos – Muller, Robben et Ribéry en faux-9 (poste qu’il alternerait avec Gotze). Les blessures et la signature non attendue de Thiago vont cependant bouleverser ses plans. Lors du camp d’entrainement en Italie, l’équipe poursuit un travail de pressing offensif important, en vue de l’appliquer « à haute dose » lors des gros matchs de l’année, en particulier les équipes qui construisent depuis leur gardien. Beckenbauer est pendant ce temps à Gênes pour boucler la vente de Gomez ; ce mouvement permets l’achat dans la foulée la venue de Thiago. Le milieu culé possède une clause libératoire descendue à 18M€ et le Barça est vendeur depuis deux-trois saisons (snif).

L’effectif bavarois a particulièrement été touché par les blessures lors des 6 premiers mois de la saison (seul 4 joueurs ont été épargné durant cette période dont le gardien remplaçant). Cela a retardé l’apprentissage du jeu que Guardiola veut mettre en place, un projet de jeu différent de celui qu’il a proposé au Barça. Si la finalité était la recherche de différences dans l’axe (en partie grâce au trio XavIniestaMessi), au Bayern ce sera sur les côtés étant donné que les points forts majeurs sont la paire Robbéry. Générer la supériorité dans l’axe pour mieux déséquilibrer sur les côtés et permettre au deux de démarrer leurs actions au plus près de la zone de but, de jouer des 1 contre 1 avec leur défenseur. Il compte également sur leur qualité de centre et celui de receveur comme Mandzukic. Là où le Barça centrait 4 fois par match maximum, le Bayern le fera une bonne vingtaine.

Guardiola ne veut pas être étiqueter comme un inventeur, un génie mais plutôt comme un « voleur d’idées ». À la manière du célèbre cuisinier Ferran Adria capable de transformer des recettes traditionnelles, Guardiola apprend de ses pairs (Cruyff, Lillo, Bielsa, Capello…) et pioche les idées/concepts qu’il apprécie. Si beaucoup le considère comme un esthète, l’auteur rappelle que c’est un véritable pragmatique, qui a pour unique but la victoire (mais à sa manière). L’auteur rapporte une discussion avec entre Pep et son adjoint sur leur meilleur match avec le Barça. Si son adjoint évoque les premières MT à l’Emirates Stadium en 2010 et à Stamford Bridge en 2012, Guardiola pour sa part pense que la finale du Mondial des Clubs contre Santos représente le « pic maximo ».

La Supercoupe d’Allemagne approche, et Guardiola réfléchit sur sa composition d’équipe ; son plus grand questionnement est sur le poste de milieu défensif. Il a énormément travaillé avec le jeune danois Højbjerg, lui enseignant les fondamentaux du poste dans son système comme Cruyff l’avait fait pour lui en son temps. Il ne souhaite cependant pas envoyer ce joueur au casse-pipe face à une équipe de Dortmund revancharde. C’est Thiago, tout juste arrivé qui devrait occuper ce poste. Trois jours avant ce match, un amical contre le FC Barcelone a été planifié et ce n’est pas du gout de Josep Guardiola. Cela ne le sera encore moins après le match vu qu’il perdra deux nouveaux joueurs, et pas des moindres, sur blessure : Neuer et Ribéry. Durant les deux jours et demi avant la confrontation, Pep a étudié scrupuleusement le jeu de son adversaire et a fini par  faire le choix de jouer tout pour l’attaque, un choix risqué…

pic_2014-09-04_PRESENTACIOHERRPEP_01.v1409860347

Le Borussia Dortmund est sorti vainqueur de ce premier duel ; Pep et son staff restent néanmoins satisfait de la prestation collective, et pointent une accumulation d’erreurs individuelles. Des erreurs, ils en ont sans doute commises en ne protégeant pas Thiago dans l’entrejeu, avec la titularisation de Lahm à ses côtés par exemple. Deux jours après le match, Ribéry et Neuer reprennent l’entrainement ce qui surprend Guardiola ; les deux auraient peut-être pu tenir leur place, et ça aurait été sans doute le cas au Barça…

Le 29 juillet 2013 marque le premier entrainement spécifique de Guardiola avec ses défenseurs. Deux choses retiennent l’attention : le latéral droit titulaire n’est pas Lahm mais bien Rafinha, ce qui laisse à penser que Pep va faire de Lahm un milieu de terrain. Et comme annoncé dans la presse, Javi Martinez jouera défenseur axial dans l’équipe de Guardiola. Ce dernier va se retrouver particulièrement en difficulté lors de l’entrainement du jour. Milieu défensif de formation, il a joué dans une défense à 3 sous Bielsa qui lui demandait un marquage individuel ; avec Pep, le marquage de zone est de rigueur et Javi se retrouve perdu sur le terrain. Guardiola veille à tous et orchestre la chorégraphie qu’il souhaite voir de la part de ses 4 défenseurs.

Le lendemain, rebelote avec un entrainement axé sur la défense et une attention toute particulière pour Javi Martinez, qui continue non sans difficulté d’apprendre son nouveau poste. Après l’entrainement qui fut intense, Pep et Javi discutent à part et Guardiola explique les raisons pour lesquelles son Barça avait surclassé Bilbao en finale de Copa (le rôle de Mascherano dans la relance, le dézonage de Messi…).

À la fin de cet entrainement, Guardiola expliquent à Marti Perarnau les 3 piliers de son organisation tactique : – la ligne haute en défense (qui implique une parfaite harmonie entre les défenseurs et le milieu défensif entre resserrage de lignes et couvertures instinctives), les « quinze passes préalables » (afin d’assurer la transition offensive tout en désorganisant l’adversaire, en aérant le  jeu et en facilitant une éventuelle transition défensive en cas de perte de balle) et enfin, la gestion des décrochages (qui implique un pressing des centraux envers le receveur mais aussi un pressing sur le porteur de balle, une couverture ou encore de l’anticipation). À la question de savoir si Guardiola est un entraineur défensif, il répond que non, simplement que l’aspect défensif doit être plus travaillé à l’entrainement, le jeu offensif reposant davantage sur le talent des joueurs.

A l’aube de la demi-finale de la Audi Cup face à Sao Paulo, Guardiola prend le temps de discuter avec Jérôme Boateng. Ce dernier se révélera être enthousiaste par rapport aux méthodes de Guardiola ; une soif d’apprendre et un potentiel certain qui plait à Pep qui veut en faire son prochain Abidal. Après avoir longtemps essayé, Pep s’est résigné à ne pas faire de Muller un milieu de terrain, qui n’a pas réussi à assimiler le positionnement. Après 1 mois d’entrainement, les progrès techniques de l’équipe (lors des toros notamment) sont certains. A propos des blessures, Pep est de nouveau déconcerté avec cette fois-ci Gotze (le staff médical peut-être trop précautionneux). Il avait également l’habitude d’avoir à disposition un médecin lors de chaque entrainement au Barça, ce qui n’est pas le cas ici (en cas de pépins…).

Après une victoire peu convaincante (2-0) en demi-finale, les hommes de Guardiola affrontent Manchester City pour le trophée amical de la Audi Cup. Lors des 35 premières minutes de ce match, les munichois ont produit récital à tel point que Guardiola restera assez calme sur son banc de touche, lui qui gesticule si souvent en temps normal. Le score reste néanmoins vierge et les Citizens parviennent à ouvrir la marque à l’heure de jeu. Mais, dans un style de jeu très direct, les remplaçants bavarois renversent le match pour s’adjuger la coupe. Mandzukic, buteur en demi et en finale à chaque fois en sortie de banc, ne semble pas avoir la confiance de Pep. Pour cause, son attitude d’écorché vif et son manque de volonté dans la compréhension de nouvelles façons de jouer irritent l’entraineur catalan. Et comme l’arrivée de Lewandowski l’été prochain au pire des cas semble actée, le départ du croate va être vite inévitable…

La Bundesliga démarre par la réception du Borussia Mönchengladbach et Pep Guardiola a laissé ses chemises à carreaux au placard pour un impeccable costume gris, preuve que sa compagne s’est installée à Munich (c’est à elle qu’il doit son élégance reconnue). Lors de ce match comme pour le suivant à Francfort, le Bayern empoche les trois points mais la manière ne contente pas Guardiola. Son Bayern ne parvient pas à dicter le rythme du match et offre trop d’opportunités de contres à ses adversaires ce qui fragilise sa défense. À l’image d’Alaba, l’équipe comprend ce que Guardiola veut leur faire faire, mais ne l’applique pas (le défenseur se replie lorsqu’il est attaqué au lieu de presser)…

Lors du derby face à Nuremberg, les joueurs du Bayern réalisent une première période ignoble ; à vouloir trop contenter leur coach, ils ne jouent qu’à se faire des passes, sans intention derrière. Pep, furieux les corrige à la mi-temps (« A quoi vous jouez ? »). Ils ne souhaitent pas que ses joueurs fassent « du Barça », juste qu’ils évoluent « compact », que Dante effectuent sa transversale vers Robben depuis le camp adverse et pas depuis son camp. Et qu’ensuite, les joueurs de côté centrent pour surtout jouer les deuxièmes ballons. Jouer les deuxièmes ballons, c’est ce que les joueurs du Barça auraient dû effectuer lors de cette demi-finale contre Chelsea qui hante Guardiola,  coupable selon lui de ne pas avoir assez bien expliqué les choses. La deuxième période fut en revanche de toute beauté, les Bavarois ont fusillé de partout les cages adverses pour n’être jamais inquiétés. Ils ont même battu le record de possession de balle de la Bundesliga (81%). Au passage, Pep veut que Ribéry ait plus l’instinct de buteur, que le fait de marquer soit davantage une priorité que faire marquer les autres.

Pep fut irrité de voir que seulement 4 joueurs ont mangé au stade après le match, comme le suggère la nouvelle diététicienne de l’équipe. Il ne comprend pas pourquoi ces détails si importants ne sont pas respectés, des détails qui impactent positivement la récupération. Nous sommes fin-aout, et le Bayern connait une des deux seuls semaines où il n’y aura qu’un match à jouer jusque Noël. Guardiola profite du temps libre de cette semaine pour visiter le camp de Dachau avec toute sa famille ; ses enfants dormiront mal la nuit qui suit mais il jugera que cela a valu le coup d’un point de vue instructif.

Après une remontrance envers ses joueurs au sujet de l’alimentation post match, Guardiola prit le temps de discuter avec Muller pour savoir pourquoi ce dernier ne joue pas toujours comme il l’a fait contre Nuremberg. Il lui a répondu qu’il aimait être libre de ses mouvements. Guardiola lui réplique que ce n’est pas envisageable d’avoir 11 joueurs avec pareilles exigences… Avec l’expérience barcelonaise (Ibrahimovic/Eto’o), Pep a appris à gérer les egos de chacun et d’adapter son discours. Au Bayern, il peut discuter des heures et des heures avec Schweini, donner autant d’instruction à son capitaine Lahm, véritable éponge. Il faut par exemple y aller pas-à-pas avec Ribéry et faire attention à l’humeur changeante de Mandzukic.

Entre la conférence de presse et l’entrainement avant le match face à Fribourg, le jeune Højbjerg demande à voir Guardiola en privé pur lui annoncer une triste nouvelle : son père est atteint d’un cancer du pancréas. Les deux hommes se mettent à pleurer tout en se serrant dans les bras. Pep revit un épisode similaire à celui de Tito Vilanova et d’Éric Abidal. Pep a voulu ce dernier lors de cet été ; mais le fait qu’il n’ait pas été rénové au Barça a refroidi Rummenigge et Hoeness. Claudio Ranieri a appelé Guardiola avant qu’il le fasse venir à Monaco pour prendre conseil. Il le remerciera trois mois plus tard, toujours au téléphone. Le match de Fribourg va se terminer par un match nul 1-1 et par une nouvelle blessure, celle de Schweinsteiger. Les éloges du coach de Fribourg envers Pep et le jeu de son équipe n’y changeront rien…

Vient la Supercoupe d’Europe face à Chelsea. Le Bayern, comme attendue, a la possession du ballon et produit un grand nombre d’occasions mais vient se heurter face au portier tchèque Petr Cech. De l’autre côté du terrain, les attaquants de Chelsea profitent d’une certaine passivité des défenseurs allemands pour mener 2 buts à 1 à la 120ème minute de jeu. Au bout de tu temps additionnel, le Bayern égalise grâce à Javi Martinez, qui joue sous infiltration étant donné le nombre importants de blessés dans l’entrejeu. Lors de la causerie qui précède les tirs aux buts, Guardiola raconte dans un grand calme une histoire à ses joueurs, là où on attend plutôt un discours de guerrier. Il leur demande de choisir eux-mêmes qui va tirer, de savoir dès à présent où est-ce qu’ils vont tirer et de ne pas changer d’avis en cours de route ainsi que de se persuader qu’ils vont marquer. Résultat, les bavarois  inscrivent leurs 5 tirs au but, Neuer arrête le cinquième de Lukaku, Guardiola remporte son premier trophée au Bayern et Mourinho fait une nouvelle fois preuve de son fair-play en rentrant directement au vestiaire…

Bayern-Muenchen-v-Chelsea-UEFA-Super-Cup

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s